Axe 2 : Analyse des impacts et amélioration de la prédictibilité
Cet axe vise à comprendre comment les événements extrêmes affectent la structure, la fonction et la résilience des écosystèmes littoraux, et à développer des outils permettant de mieux anticiper leurs effets. Les phénomènes tels que tempêtes, submersions, vagues de chaleur, épisodes de pollution ou de crises dystrophiques peuvent provoquer des mortalités massives, modifier la composition spécifique des communautés, entraîner l’effondrement de certains habitats, générer des pertes économiques et des impacts sur la santé (situation de stress). De même, l’analyse des écosystèmes fortement artificialisés, comme les ports, les lagunes, ou les parcs éoliens contribue à identifier leur vulnérabilité mais aussi leur rôle tampon lors des perturbations. Les pollutions plastiques et chimiques, souvent remobilisées lors des tempêtes ou submersions, ainsi que les impacts du surtourisme, seront étudiés pour évaluer leurs effets sur les écosystèmes et les services qu’ils rendent. Par ailleurs, les phénomènes de blooms dystrophiques, fréquemment déclenchés ou amplifiés par des conditions climatiques extrêmes, et les enjeux sanitaires liés à l’antibiorésistance et aux zoonoses, seront analysés pour comprendre les interactions complexes entre stress environnementaux et santé humaine ou animale. Les analyses ici pourront s’inscrire dans la logique One Health. La génomique de la conservation complète cette approche en identifiant les capacités adaptatives des populations face aux pressions extrêmes, tandis que la modélisation prédictive permet de projeter les trajectoires des écosystèmes littoraux et de prévoir l’éventail des réponses possibles face aux aléas futurs. Dans l’ensemble, cet axe fournit une base scientifique solide pour orienter la gestion adaptative des littoraux et pour soutenir la planification et la résilience tant écologique que socio-économique. Les problématiques de recherche proposées sont les suivantes :
- Quantifier les effets des vagues de chaleur sur les socio-écosystèmes littoraux et marins
- Évaluer l’impact des pollutions massives tant plastiques que chimiques
- Comprendre les interactions liées aux phénomènes de cumul d’impact ou de récurrence des phénomènes extrêmes
- Mettre en œuvre des approches de génomique de la conservation
- Développer des modèles prédictifs
- Renforcer la modélisation multi-échelle : local vs régional ou régional vs Méditerranée
- Introduire la notion de seuil ou point de bascule écologique ou social
- Développer des scénarios de transition et de restauration écologique
- Croiser les indicateurs écologiques et les dynamiques du milieu avec les indicateurs socio-économiques (e.g. blooms dystrophiques, santé humaine, surtourisme, dynamique du trait de côte…)
- Intégrer la résilience aux conditions extrêmes dans le développement des EMR